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Dimanche 31 mai 2020
Guy Bedos a vite rejoint son ami Jean-Loup Dabadie au Paradis où Pierre Desproges les attend de pied ferme depuis trente-deux ans et qui a hâte de lui relire son éloge funèbre rédigé en 1986.


En tant que Procureur des Flagrants Délires, Pierre Desproges se laissa aller à des envolées lyriques du style Bossuet ou Malraux :
"Guy Bedos n'est plus. La France perd le meilleur de ses fils et la rampe le meilleur de ses feux. Que dire du désarroi qui nous broie et de la douleur qui nous noue sinon quand nos coeurs l'un et l'autre cohabitent, pour reprendre le cri d'amour du crapaud. Aujourd'hui, te voici comme un langui Guy
où tu parais plus grand couché qu'accroupi et ma voix émue mue de te savoir si mou. "
Pierre Desproges imagine les hommages de la presse au décès de son compère. Chez Libération, l’humoriste serait salué : « Bedos est parti, le froid du destin coup de poing nous atteint en plein hiver, glacé comme un marron ». Il imagine que même l’hebdomadaire d’extrême droite Minute lui rendrait hommage d’une manière bien particulière. « Chouchou de l’intelligentsia cosmopolite de l’Avenue Foch, le pétomane pro-palestinien Guy Bedos, né Bedostein, vient de passer l’arme où ça ? À gauche évidemment ! », s’amuse Pierre Desproges.

« adieu l’artiste, va en paix. Je saurais m’occuper de ta veuve et de ton cher public ».
Trente-deux ans plus tard, les deux amis se retrouvent enfin.
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